Retraite

Accumuler tout le capital nécessaire

De combien aurez-vous besoin ?

Pour maintenir à la retraite le train de vie dont vous avez l'habitude, il vous faudra un revenu annuel équivalant à environ 70 % de votre salaire brut de fin de carrière.

Pourquoi 70 % ?
Parce que certaines dépenses disparaissent ou diminuent quand vous cessez de travailler : charges sociales et professionnelles, transport, vêtements…

70 %, c'est un indicateur. Des retraités particulièrement actifs et en forme voudront disposer d'une plus grande marge de manœuvre : le taux pourra alors grimper à 75 ou même 85 % du salaire. Tout dépend de vos projets.

30 ans à la retraite ?

Nombreux sont ceux qui préfèrent quitter tôt le marché de l'emploi, parfois dès la cinquantaine.

Par ailleurs, grâce aux progrès de la médecine, notre longévité s'accroît sans cesse : 79,8 ans pour les hommes et 83,9 ans pour les femmes, selon Statistique Canada.

Si bien que, de nos jours, la retraite peut s'étaler sur 25 ou même 30 ans, soit à peu près autant de temps que vous aurez consacré à exercer votre métier.

Mais, pendant ces deux ou trois décennies de liberté, l'inflation viendra gruger votre pouvoir d'achat. On peut estimer à environ 2 %  par an la progression moyenne de l'indice des prix à la consommation (IPC)

Votre conseiller peut vous préparer des projections financières détaillées, qui vous aideront à y voir clair.

Vos sources de revenu

À l'approche ou au moment de la retraite, vous toucherez des prestations en vertu de programmes publics :

  • Régie des rentes du Québec ou Régime de pension du Canada
  • Pension de la sécurité de la vieillesse et, le cas échéant, Supplément de revenu garanti

Ces sommes combinées ne visent qu'à assurer un minimum vital et sont assujetties à des limites rapidement atteintes. Autrement dit, ne comptez pas trop sur elles.

Peut-être faites-vous partie des salariés qui bénéficieront d'un régime de retraite d'entreprise, aussi appelé fonds de pension, mis en place par leur employeur.

Un tel régime prévoit le versement d'une rente, plus ou moins importante. Certains événements (un licenciement ou une retraite anticipée) viendront en amoindrir le montant.

En conséquence, l'épargne personnelle, incluant les placements, a toujours sa place dans une saine planification de la retraite :

  • REER et CELI
  • comptes non enregistrés
  • résidences principale et secondaire
  • immeubles locatifs

Incontournable REER

De tous les outils financiers que vous pouvez utiliser en prévision de cette étape cruciale de votre vie, le REER est, sans conteste, le plus connu et le plus prisé.

Une cotisation, déductible à 100 %, entraîne le plus souvent un remboursement d'impôt. Qui le refuserait ?

Pour une année donnée, vous pouvez y verser jusqu'à 18 % de votre revenu gagné l'année précédente.

Vous ne devez cependant pas excéder le plafond, fixé à 26 500 $ en 2019.

Si vous n'investissez pas le maximum autorisé pour l'année, il en résulte des droits de cotisation inutilisés, que vous pourrez exercer dans les années subséquentes.

Presque tous les placements sont admissibles (titres de marché monétaire, obligations, actions, fonds de placement et autres).

Et vous pouvez cotiser par versements périodiques, une formule pratique et simple.

Vous êtes jeune ?
Considérant votre horizon de placement très vaste, vous avez l'option d'opter pour des placements plus risqués, notamment dans le marché boursier, qui offre son plein potentiel à long terme.

Vous approchez de la retraite ?
Un investissement dans un portefeuille prudent pourrait se révéler approprié, afin de préserver vos acquis.

La retraite, c'est complexe. Vaut mieux en discuter avec un conseiller.

  1. Statistique Canada, Tables de mortalité, Canada, provinces et territoires 2013 à 2015 : Jeu complet de tables de mortalité pour le Canada, les provinces et les territoires (Excel), (no 84-537-X au catalogue), document consulté le 26 février 2018.
  2. Statistique Canada INDICES DES PRIX À LA CONSOMMATION POUR LE CANADA, MENSUEL (série V41690973) de 1990 à 2016